Option Théâtre : La Tournée !

lundi 5 mars 2012
par  Webmaster
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Option Théâtre : La Tournée !

La troupe est de retour de sa tournée nationale. Au terme d’un périple d’une semaine et de 1200 km à travers le pays, d’Abomey-Calavi à Natitingou et de Parakou à Porto-Novo, et après avoir présenté la Cantatrice Chauve d’Eugène Ionesco à plus d’un millier de spectateurs dans divers établissements scolaires et universitaires du Bénin, elle se prépare pour une ultime représentation à l’Institut Français de Cotonou, le mercredi 7 mars à 19h30. Ce projet, réalisé grâce au soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, de l’association Mayton Promo (FITHELYCOP) et bien sûr de l’EFE Montaigne, a rencontré, à chaque étape, un accueil chaleureux et enthousiaste. Une belle aventure et une formidable expérience humaine et théâtrale qui restera dans les mémoires des comédiennes et de leurs accompagnateurs.

Une pause/pose à Dassa

L’équipe 

Les personnages de Ionesco ont été incarnés par les élèves de Terminale Option Théâtre :Andréa Adikpéto, Amirath Do Rego, Ketsia Kèkè, Vanessa Saïzonou, Sananta Soglo, Tania Tevoedjré et Vanessa Yambodé. La pièce mise en scène par Yvon Le Vagueresse, responsable de cette option. Tony Yambodé, de Mayton Promo, jouait le rôle de producteur, tandis que Gilles Depaux de l’Atelier Multimédia immortalisait les moments forts de la tournée, assisté de Simon Le Vagueresse, élève de Troisième, engagé comme ingénieur du son et rapidement promu régisseur. Josué enfin conduisait d’une main sûre le car de l’école, avalant les kilomètres avec aisance et dans la bonne humeur.

En attendant le filtre

Abomey-Calavi

La première étape nous a conduits au Restaurant Universitaire d’Abomey-Calavi, transformé en salle de spectacle à l’occasion du festival des Univers’Arts dont nous participions à la soirée de clôture. Un franc succès, malgré les difficultés liées à l’acoustique du lieu, plus adapté aux nourritures terrestres que spirituelles. La dimension visuelle du spectacle aura compensé cette difficulté, si l’on en croit les applaudissements nourris des étudiants venus nombreux à cette soirée.

En attendant la clé

Natitingou


Touristes en action

Après une longue journée de route en direction du Nord, pimentée, à la hauteur de Djougou, d’un petit problème mécanique rapidement surmonté par Josué, la troupe prend ses quartiers à Natitingou, Hôtel de Bourgogne, comme un clin d’œil à Molière. Le lendemain, visite expresse d’un tata somba, mais surtout du Lycée de Jeunes Filles où nous devons jouer l’après-midi : il s’agit de savoir où nous allons planter notre décor. Le choix est porté sur le terrain de volley, à cause des poteaux qui nous permettront de tendre notre rideau de scène. A l’heure prévue, les 400 élèves de l’école s’assemblent sur le terrain de sport pour assister à ce qui sera sans doute la meilleure représentation de cette tournée : portées par le public particulièrement réceptif, la troupe donne le meilleur d’elle-même et nous quittons les lieux sous un chant de départ, bien décidés à revenir jouer un jour du côté de l’Atacora.

Parakou

Arrivés de bonne heure la veille de la représentation à l’Institut Français de Parakou, et inquiets à l’idée de jouer devant un public clairsemé, nous projetons d’organiser une parade dans les rues du centre ville, dans la grande tradition du théâtre de tréteaux. Malgré le feu vert du maire saluant notre initiative, quelques tracasseries administratives retardent notre projet puis nous contraignent à abandonner. Qu’à celle ne tienne, Amidou qui régit l’Institut Français met tout en œuvre pour que nous puissions promouvoir notre spectacle : visite le lendemain matin dans deux établissements scolaires où nous passons de classe en classe pour présenter notre pièce, et participation de deux des comédiennes à une émission de radio. Quelques tours de vis et quelques coups de rabot à notre décor que le vent de l’Atacora avait mis à bas à Nati, réglage des lumières avec les techniciens de l’Institut, et nous sommes prêts à jouer devant les 200 spectateurs qui avaient fait le déplacement et qui sont restés à la fin du spectacle pour une discussion improvisée sur le théâtre et de ses pratiques.

Porto-Novo

Seul le chauffeur a su garder les yeux ouverts sur tout le trajet qu’il restait à faire pour gagner Porto-Novo, où la directrice du complexe scolaire La Rosette avait vules choses en grand pour nous accueillir, en organisant pour l’occasion une journée du théâtre dans son établissement, et en mettant elle-même en scène avec ses élèves La Marmite de Koka M’Bala. Les deux pièces sont présentées devant tous les élèves du Secondaire, sous une houle céleste de grandes bâches bleues qui ondulent au gré du vent, comme une nouvelle invitation au voyage. Après un repas pris en commun par les deux troupes, les professeurs de Lettres des différents établissements en présence confèrent sur la place du théâtre à l’école et sur l’évolution de la dramaturgie, répondant aux interrogations des élèves de Porto-Novo, tandis que Messieurs et Mesdames Smith et Martin, la Bonne et le Pompier s’assoupissent dans le public, rêvant peut-être d’une nouvelle tournée.

Mais au fait, et la cantatrice chauve, dans tout ça ?

Que l’on se rassure : « elle se coiffe toujours de la même façon . »


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